Comment les grands groupes et les PME peuvent économiser près de 100 milliards d'euros par an ?

Formation : comment les entreprises françaises pourraient économiser 97 milliards d’euros par an

97 milliards d’euros : c’est le coût annuel du désengagement au travail dans notre pays. Chaque année, la France sacrifie un montant équivalent à une fois et demie le PIB du Luxembourg sur l’autel des salariés démotivés. Un mal aux causes multiples qui invite les grands groupes et les PME à se pencher… sur leurs stratégies de formation. Explications.

Comment les grands groupes et les PME peuvent économiser près de 100 milliards d'euros par an ?

La crise de l’engagement : un manque à gagner de 100 milliards d’euros

La plus récente étude Gallup sur le désengagement dresse un constat sans appel. À peine 13% des employés dans le monde sont engagés au travail, c’est-à-dire très impliqués à la tâche et enthousiasmés par leurs missions professionnelles, selon la définition de Gallup. En France, le chiffre tombe à 6%. Un Français sur cinq s’estime franchement désengagé, c’est-à-dire malheureux au travail, et exprime activement son mécontentement. 

Les clichés ont beau avoir la peau dure, la pilule reste difficile à avaler pour les DRH. En effet, ce désengagement a un coût : près de 100 milliards d’euros par an. Des employés engagés développent des solutions innovantes, attirent de nouveaux clients, s’adaptent rapidement aux changements technologiques ou économiques. Des collaborateurs désengagés, au contraire, exigent un plus grand investissement en temps de la part de leurs managers, subissent les changements plus qu’ils ne les anticipent, et enregistrent des performances moindres. CQFD.

Mesurer l’impact de l’engagement sur les performances de l’entreprise

Transformer cette vaste majorité d’employés en collaborateurs motivés est la stratégie la plus efficace pour améliorer les performances d’une entreprise et assurer sa croissance à long terme.

Car l’engagement n’est pas qu’une question de bien-être au travail. Dans son étude, Gallup a démontré l’impact significatif de la motivation active des collaborateurs sur des indicateurs de performance aussi importants que la satisfaction-client (+10%), la productivité (+17%), le chiffre d’affaires (+20%) ou encore la rentabilité (+21%). Un meilleur engagement implique également une baisse du taux de roulement du personnel (-24%), de l’absentéisme (-41%) et des accidents du travail (-70%).*

Pour aller plus loin : découvrez comment Criteo a mis la formation au coeur de sa stratégie de croissance

La question qui demeure est donc la suivante : comment remotiver les millions d’employés français qui vont travailler tous les matins à reculons ? Certains ont vanté les vertus des tournois de baby-foot, des animaux de compagnie ou encore des séminaires de team-building. Si vous êtes passé sous les fourches caudines du happiness management, vous savez ce que cela ne suffit pas. C’est pour cette raison que les grands groupes comme les PME investissent de plus en plus dans la formation comme vecteur d’engagement.

S’attaquer aux causes profondes du désengagement grâce à la formation

La formation en entreprise ne suffit pas à résoudre la crise de l’engagement, mais elle permet d’améliorer la motivation des collaborateurs. Pour Michel Diaz (Féfaur) :

“L’engagement d’un salarié dans sa formation est le reflet d’un engagement plus large dans son développement professionnel. De fait, on s’étonnerait que les deux n’aillent pas ensemble.” À la fois révélateur et catalyseur de l’engagement global du salarié, sa motivation à prendre une part active dans sa formation est un facteur que de nombreux professionnels du secteur cherchent dorénavant à influencer.

Pour aller plus loin : Air France, SNCF, Orange… Découvrez comment les grands groupes s’attaquent à l’engagement apprenant

À l’image de Xavier Voilquin (Medtronic), pour qui :

“On peut observer l’engagement du salarié en amont de la formation si le salarié est pro-actif dans le choix de sa formation, pendant sa formation par ses prises de parole, la remise éventuelle de ses devoirs et ses interactions avec ses pairs, après la formation via les questionnaires de satisfaction, l’application de connaissances acquises, un changement comportemental, le désir de poursuivre par des modules de formation complémentaire.”

Citons Céline Cussac (Natixis), récemment interviewée par 360Learning :

“Pour le dire simplement, l’engagement apprenant, c’est l’engagement du collaborateur dans son développement professionnel, la formation étant considérée comme un levier essentiel mais non-exclusif de ce développement.” 

Poser des actions concrètes pour résoudre la crise de l’engagement

Mettre les stratégies et les nouvelles technologies de la formation au service de l’engagement des collaborateurs, et donc des performances de l’entreprise, exige de prendres des actions concrètes. Dans le livre blanc “Regards croisés sur l’engagement apprenant”, Michel Diaz met en lumière trois actions qui peuvent faire toute la différence.

  1. Miser sur l’innovation pédagogique.
  2. Créer des contenus de formation pertinents.
  3. Mobiliser vos experts-métiers.

Ces actions stratégiques, pilotées par les Directions Formation en lien avec l’ensemble des unités métiers, pourraient permettre d’économiser des dizaines des milliards d’euros par année. Pour en savoir plus, téléchargez votre exemplaire gratuit ici ou prenez rendez-vous avec l’un de nos experts.

*Source : Challenges, Les salariés français sont parmi les plus désengagés d’Europe au travail, 2018

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